Le confinement se prolonge et les entreprises agroalimentaires s’organisent de plus en plus efficacement pour s’adapter à cette situation, avec en plus, la poursuite d’initiatives innovantes et engageantes ! Tour d’horizon des nouvelles inspirantes en avril !

LES CONSOMMATEURS S’ENGAGENT

POUR NOS PRODUCTEURS

La fermeture de nombreux marchés, des restaurants et la réorganisation des approvisionnements en GMS ont impacté les agriculteurs et producteurs français qui cherchent de nouveaux débouchés. Un appel entendu par de nombreux consommateurs qui souhaitent soutenir les producteurs régionaux. 75% des Français achètent des produits locaux aussi souvent que possible depuis le début du confinement et 53% privilégient la vente directe au producteur. De nombreuses plateformes se mettent en place afin de rapprocher producteurs et distributeurs (dansnosregions.fr) et consommateurs. (produits-locaux.bzh en Bretagne).

Actus environnement, Produits locaux, de saison : le Covid-19 accélérateur de transition du secteur agroalimentaire ?, 02/04/2020

Etude Kantar, Covid-19 Monitor, vague 2, Evolution des comportements et implication pour les marques, 15/04/2020

LE FONDS DE SOLIDARITÉ DES CONSOMMATEURS ET CITOYENS

Les entreprises ne sont pas toutes égales face à la crise du COVID19, certaines sont en grande difficulté alors que d’autres voient leurs ventes progresser. Au vu de ce constat la marque C’est qui le patron? a mobilisé les sociétaires de la coopérative qui ont voté à 97,8% en faveur de la création d’un Fonds de solidarité. L’objectif est de partager les gains additionnels liés au COVID19 (c’est-à dire les gains liés à la forte progression des ventes de certains produits) avec les entreprises qui souffrent de la situation. Le Fonds a été rejoint par Panzani, Carrefour et LSDH.

C’est qui le patron, Le fonds de solidarité des consommateurs et citoyens, 07/04/2020

ASSURER DES APPORTS SUFFISANTS EN VITAMINE D

La vitamine D participe à la santé osseuse ainsi qu’aux fonctions du système immunitaire. En confinement, la synthèse de vitamine D par exposition au soleil étant réduite, l’Anses rappelle l’importance d’en assurer les apports par l’alimentation. On la trouve par exemple dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardines, hareng, même en conserve), le fromage, les produits laitiers enrichis en vitamine D, les abats ou le beurre.

Ces recommandations s’appliquent également hors période de confinement !

4.COSMETIQUE, DPH

Source :
Anses, Confinement; assurer un apport suffisant en vitamine D grâce à l’alimentation. 17/04/2020

LA CURE DE SÉBUM, LA FAUSSE BONNE IDÉE DU CONFINEMENT

Le confinement serait-il propice à de nouveaux gestes beauté ? Nous pourrions être tentés de laisser notre peau et nos cheveux tranquilles, tester des routines plus simples et naturelles comme les cures de sébum : 30 jours sans shampoings ! Mais attention ! De nombreux dermatologues avertissent sur cette fausse bonne idée. Ils rappellent que l’hygiène corporelle est nécessaire pour combattre le virus, d’autant plus lorsqu’on a passé du temps hors de chez soi. Ils conseillent d’espacer les shampoings, éviter de se toucher les cheveux à l'extérieur du domicile, voire les couvrir totalement lors des sorties.

3. Nutrition

5. SANTE ENVIRONNEMENTALE, PLANETE

RESPECTER LES RECOMMANDATIONS NUTRITIONNELLES, UN ENJEU DE SANTÉ ET ENVIRONNEMENTAL

En se basant sur les données de la cohorte Nutrinet-Santé, des scientifiques ont conduit une évaluation sur les nouvelles recommandations nutritionnelles émises par Santé Publique France dans le cadre du Programme National Nutrition Santé en 2017. Ils ont conclu que les personnes qui suivent les recommandations de 2017, peuvent réduire leur impact environnemental de 50% (3 critères environnementaux ont été pris en compte). Si on compare avec les recommandations émises en 2001, les individus réduisent seulement 25% de leur impact sur l’environnement en suivant les anciennes recommandations. De même pour la santé, les recommandations de 2017 sont plus performantes et permettraient de prévenir 35 000 morts prématurés liées principalement aux maladies cardiovasculaires. A noter cependant une hausse du budget pour suivre de telles recommandations, compter environ 1€ supplémentaire par jour et par personne.

Inserm, Suivi des recommandations nutritionnelles : un impact positif confirmé sur l’environnement, 24/03/2020

6. PRÉVENTION, PRÉCAUTION SANTÉ

RETOUR AUX FOURNEAUX ET RAPPEL DES GESTES SANITAIRES ADÉQUATS

Pendant le confinement, pour toutes les personnes qui sont amenées à rester chez elles quasi 24h/24, tous les repas sont pris à la maison. L’Anses rappelle les bonnes pratiques d’hygiène pour le nettoyage, le stockage, la conservation et la préparation des aliments pour cuisiner en toute sécurité et éviter la hausse des toxi-infections Alimentaires.

Anses, Eviter les toxi-infections alimentaires en confinement : les bonnes pratiques, 08/04/2020

L’ANSES MET EN GARDE CONTRE LA CONSOMMATION DE COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES POUVANT PERTURBER LA RÉPONSE IMMUNITAIRE

L’Anses s’est autosaisie sur les risques liés à la consommation de compléments alimentaires pendant la crise du Covid-19, notamment ceux qui contiennent des plantes pouvant interférer avec la réponse immunitaire et inflammatoire utile pour lutter contre l'infection : le saule, la reine des prés, le bouleau, le peuplier, la verge d’or, les polygalas, l’harpagophytum, les échinacées, le curcuma, la griffe du chat (appelée aussi liane du Pérou), les plantes des genres Boswellia et Commiphora (connues pour leurs gommes-oléorésines appelées respectivement « encens » et « myrrhe »). L’Anses recommande :

●    aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un but préventif de suspendre immédiatement la consommation de compléments alimentaires contenant ces plantes dès l’apparition des premiers symptômes du COVID-19 ;

●    aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans le contexte de pathologies inflammatoires chroniques de discuter impérativement avec leur médecin de la pertinence de poursuivre ou non leur consommation.

Vous avez des questions ou des doutes sur les compléments alimentaires que vous prenez pendant cette période ?

N'hésitez pas à contacter l'équipe Atlantic Santé au

qui vous aidera à faire le point sur les ingrédients de vos compléments alimentaires.

7. COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

8. RÉSEAUX SOCIAUX, INNOVATION, START-UP

DES EMBALLAGES TOUJOURS PLUS RESPONSABLES POUR CARRÉS FUTÉS

La start-up Carrés Futés commercialise  des tablettes de légumes, fabriquées en France, sans sel ajouté ni additifs afin de faciliter la préparation de bons petits plats. Déjà engagée dans une démarche responsable, la startup propose un sachet enveloppant la tablette transparent, biodégradable et biocompostable à la maison. La start-up vient de faire un pas de plus vers l’emballage 100% responsable avec un nouveau pack sur du carton recyclable et recyclé imprimé avec des encres végétales.

9. PAROLE, ACTION DE NOS CLIENTS ET PARTENAIRES

L’INSTITUT PASTEUR DE LILLE SE CONCENTRE SUR LA RECHERCHE D’UN TRAITEMENT AU COVID19

Les chercheurs de l’institut pasteur de Lille sont plus que jamais mobilisés et  les activités de recherche se concentrent sur la recherche d’un traitement au COVID19. La fondation a besoin de ressources financières et lance son appel aux dons dédiés à la recherche contre le COVID19.

LACTEL FAIT DON DE PRODUITS À TRIPBIKECAFÉ POUR SOUTENIR LES SOIGNANTS

Le Tripbikecafe, créé en 2019 est un service de vente de café, cappuccino, chocolat chaud grâce à des triporteurs électriques à Paris.  Depuis fin mars, il est devenu le Tripbikecafé du cœur et offre des petits-déjeuners aux urgentistes, réanimateurs, infirmières, aides-soignants et personnel des hôpitaux de Paris Cochin, Port Royal, Pompidou et Pitié Salpêtrière. 

Lactel s’associe à cet élan de solidarité en offrant du lait.

KADALYS S’ADAPTE POUR PRODUIRE DU GEL HYDROALCOOLIQUE

Shirley Billot, fondatrice de Kadalys, marque de cosmétiques à base de bananes martiniquaises, a décidé de modifier sa production ces dernières semaines pour fournir du gel hydroalcoolique. En parallèle, Kadalys a lancé une cagnotte pour collecter les fonds nécessaires à la production et à la distribution des produits aux hôpitaux.

10. UNE INFO D’UN EXPERT DU RÉSEAU ATLANTIC SANTE

Le confinement modifie les habitudes en cuisine : on cuisine plus, on stocke plus d'aliments et de restes mais tout le monde ne connaît pas les bonnes pratiques d'hygiène en cuisine. Michel Gautier, responsable du laboratoire de microbiologie d'Agrocampus Ouest, nous a livré ses trois conseils pour cuisiner en tout sécurité :

BIEN REFROIDIR ET BIEN RÉCHAUFFER LES ALIMENTS

Bien refroidir les aliments comme les plats en sauce est le premier conseil donné par Michel Gautier : « on ne laisse pas refroidir un plat à température ambiante plusieurs heures car des bactéries sporulées risquent de s'y multiplier et peuvent être dangereuses par la suite ». Préférez un refroidissement rapide : une heure à température ambiante ou dans une pièce fraîche pour que le plat refroidisse suffisamment puis on le met directement au réfrigérateur, en dégageant de la place autour pour ne pas réchauffer d'autres aliments dans ce dernier.

 

Et lorsque l'on réchauffe le plat ou des restes, il faut monter suffisamment haut en température (au moins 70 °Cpendant plusieurs minutes) pour éliminer les bactéries qui auraient pu s'y développer : « Lorsque de la vapeur s'échappe au-dessus de l'assiette qui sort du micro-ondes, c'est un bon signe d’une température suffisamment élevée.» assure l'expert.

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ACTU ATLANTIC SANTE

Atlantic Santé spécialiste de la nutrition continue de vous accompagner durant ces semaines de confinement. En partenariat avec Femme actuelle, nous vous proposons 10 recettes saines avec les ingrédients de nos placards pour que les repas soient sources de santé et de plaisir. Profitons de ce confinement pour partager le plaisir de la table, de la préparation à la dégustation : tous ensemble ! 

lien vers les recettes :

NETTOYER

Lors de la préparation de viande, d’œufs, de poisson ou de légumes terreux, le nettoyage est primordial entre chaque opération pour éviter les contaminations croisées entre ces matières premières et les aliments qui seront consommés crus. « Par exemple, si on prépare un poulet et une salade de tomate et qu'on ne nettoie pas bien les surfaces ou ses mains entre les deux préparations, on risque de transférer des campylobacters du poulet vers les tomates. Comme le poulet sera consommé bien cuit, ces bactéries seront éliminées à la cuisson mais pas celles transférées sur les tomates qui seront consommées crues. Donc on commence par préparer les aliments que l'on consommera crus puis ceux que l'on consommera cuits et entre les deux on nettoie les surfaces, les planches, les couteaux, les ustensiles et ses mains ».

Michel Gautier rappelle que « L'eau de Javel ne nettoie pas, elle désinfecte ! Avant de désinfecter, mais cette étape n’est bien souvent pas nécessaire, il faut absolument nettoyer en frottant avec un détergent comme un liquide vaisselle et bien rincer ». Pensez également à renouveler souvent les éponges et laver régulièrement les torchons à 60°C.

GÉRER SON réfrigérateur : FAIRE DE LA PLACE POUR L’ESSENTIEL

En ce moment, pour éviter de faire trop souvent les courses, on achète en grande quantité donc on stocke beaucoup et la place manque parfois dans le réfrigérateur. Alors pour faire de la place, on peut retirer du réfrigérateur tout ce qui n'est pas sensible : « les œufs s’ils étaient stockés à température ambiante dans le supermarché, les légumes (sauf ceux qui étaient commercialisés réfrigérés), les condiments acides comme la moutarde, le ketchup ou les cornichons, le vin, les bouteilles non ouvertes et commercialisées à température ambiante peuvent très bien se stocker à cette même température ou dans la cave ». Pensez aussi à bien gérer votre réfrigérateur en congelant juste après l’achat les denrées sensibles le permettant (viande, certaines charcuteries, poissons) et que vous n’allez pas utiliser avant plusieurs jours)