A RETENIR : ACTUALISATION DES REPÈRES PNNS

CE QUE VOUS DEVEZ RETENIR DE L’ACTUALISATION DES REPÈRES PNNS

Site officiel du PNNS : www.mangerbouger.fr

Nous avons lu le rapport « Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires » et vous proposons une synthèse des points clés.

Dans le cadre du PNNS 2016-2020, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a publié le 23 janvier 2017 un nouveau rapport dans lequel les repères de consommation ont été mis à jour pour les adultes à l’échelle nationale. Ces nouveaux repères conduisent à des évolutions non négligeables par rapport aux précédentes recommandations.


Rappel des objectifs des repères du Plan National Nutrition Santé

Les repères PNNS établis par l’Anses ont pour objectif d’identifier les combinaisons d’aliments permettant de :

  • Couvrir les besoins nutritionnels,

  • Prévenir le risque de maladies chroniques non transmissibles (cancer, diabète, obésité, maladies cardiovasculaires…),

  • Limiter le risque lié à l’exposition aux contaminants,

Tout en respectant les pratiques de consommation observées.

Quelles sont les principales évolutions des repères PNNS en 2017 ?

Les évolutions des repères du Programme National Nutrition Santé comprennent la définition de nouvelles catégories d’aliments, la prise en compte des contaminants alimentaires et la mise à jour des recommandations nutritionnelles.

  • Nouvelle catégorisation avec 9 groupes d’aliments

Principales modifications :

  • Les légumineuses sont séparées des féculents pour leur richesse en protéines et en fibres,

  • L’eau de boisson, seule boisson indispensable, est séparée du groupe des boissons,

  • Les jus de fruits quittent le groupe des fruits et légumes et rejoignent le groupe des boissons sucrées.

La nouvelle catégorisation des aliments intègre à la fois des données sur la composition nutritionnelle et les usages de consommation ainsi que des données épidémiologiques. Le but est d’élaborer des repères de consommation plus ciblés.

  • Prise en compte des contaminants alimentaires

Pour la première fois, l’Anses intègre les enjeux associés à la présence de certains contaminants chimiques dans l’alimentation.

Elle mentionne la nécessité de réduire les teneurs de ces contaminants présents dans les produits alimentaires, en citant notamment le plomb et l’acrylamide. L’agence renouvelle également sa recommandation de manger varié, en termes d’aliments et de sources d’approvisionnement.

Les experts du comité de l’Anses insistent par ailleurs sur la difficulté à trouver des diètes permettant à la fois de couvrir les besoins nutritionnels d’une majorité de la population et de limiter l’exposition aux contaminants alimentaires.

L’augmentation de la consommation de fruits et légumes et de produits céréaliers conduit par exemple à une plus grande exposition aux contaminants, hormis l’insecticide lindane. Pour autant, ces expositions ne dépassent pas les valeurs toxicologiques de référence.

Cependant, certains contaminants tels que l’arsenic inorganique, l’acrylamide et le plomb présenteraient des niveaux d’exposition préoccupants.

  • Nouvelles recommandations nutritionnelles

Les nouvelles recommandations allouent une place plus importante aux légumineuses, aux céréales complètes et à leurs produits dérivés, aux fruits et légumes ainsi qu’à certaines matières grasses végétales, comme l’huile de colza et l’huile de noix.

A l’inverse, les viandes (hors volailles) font l’objet d’une recommandation visant à diminuer leur consommation quotidienne, avec une quantité de 500g par semaine soit entre 70 et 80g par jour. Les charcuteries ne sont pas épargnées non plus avec un maximum journalier de 25g ; idem pour les boissons sucrées, avec une consommation maximale d’un verre par jour.

Elle rappelle enfin l’importance de varier au maximum le choix des aliments, de varier les différents modes de cuisson et de préparation, et de pratiquer en plus une activité physique régulière. L’Anses avait d’ailleurs rendu un premier avis relatif à la question des repères d’activité physique et de sédentarité.


Cas particuliers dans les nouvelles recommandations nutritionnelles


Quatre substances ont toutefois nécessité l’apport de précisions de la part de l’ANSES :

La Vitamine D :

Les habitudes de consommation observées et l’offre alimentaire ne permettent pas de couvrir les besoins en cette vitamine. D’autre part, la valeur officielle des besoins en vitamine D ne fait pas consensus dans la communauté scientifique.

Le Fer :

Les besoins en fer des femmes ne sont pas toujours couverts par leurs habitudes de consommation. Environ 20% des femmes ayant des besoins importants seraient concernées. Les experts du comité scientifique conseillent donc la mise en place d’un suivi du statut en fer pour celles-ci.

Le Sodium :

Les données actuelles ne permettant pas d’établir avec certitude les références en sodium, le comité scientifique de l’anses a considéré que des apports excessifs en sel présentaient un risque plus élevé que des apports insuffisants. Il est à noter que les efforts pour réduire les teneurs en sel des produits alimentaires n’impacteraient pas, à ce jour, de façon positive les objectifs établis auparavant par le PNNS.

Les Sucres :

Les données actuelles n’ont pas permis de traiter séparément les effets sur la santé des sucres naturellement apportés par les aliments et des sucres ajoutés ; aussi, une limite de 100g de sucres par jour pour les adultes a été établie. L’Anses rappelle enfin l’importance de maîtriser la consommation d’aliments contenant des sucres ajoutés, principalement des boissons sucrées (sodas et jus de fruits).

Les perspectives

Enfin, dans son rapport, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation évoque plusieurs programmes en cours ou à l’état de projet, notamment pour :

  • Etudier la meilleure façon de communiquer ces repères au grand public ;

  • Etudier l’impact de la fréquence et la structuration des prises alimentaires au cours d’une journée ; étudier aussi l’impact du contexte de la prise alimentaire ;

  • Intégrer des données environnementales et socio-économiques aux travaux actuels afin de donner une dimension de durabilité aux recommandations proposées.

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